Dura lex sed lex : nul ne peut ignorer la loi

Une accompagnatrice controversée. L’actualité de ces derniers jours résonne des bruits de l’incident du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Un conseiller s’est adressé calmement et respectueusement à Madame la Présidente du Conseil pour lui demander de faire respecter la réglementation en vigueur sur le port de signes religieux ostentatoires par une accompagnatrice d’une classe d’école primaire en visite au Conseil (11 octobre 2019). Cette femme, Mme Fatima E, portait, en effet, un foulard noir cachant ses cheveux mais aussi un vêtement noir couvrant ses épaules et son corps : une tenue revendicative d’une religion islamique radicalisée.

La polémique a enflé, le parti pris de la Présidente de région est manifeste et parfaitement audible-visible dans les différents films consultables sur le net (Film de BFM-TV sur diverses questions communautaires).

1 – Notion de collaborateur occasionnel du service public

Aucun des protagonistes de cette lamentable affaire ne connait le droit et notamment la définition du statut des collaborateurs occasionnels et bénévoles du service public. Une accompagnatrice de classes en sortie est un collaborateur-trice occasionnel-le du service public et comme tel-le, soumis-e aux règles qui s’appliquent aux agents du service public, en particulier celles sur le port de signes religieux ostentatoires. Il est de notoriété publique que la tenue noire portée par cette accompagnatrice (un foulard-hijab et un jilbab-jellaba noirs) est un signe d’appartenance (ou de soumission) à un groupe qui se dit musulman et qui est animé par des gens proches de la mouvance des Frères Musulmans dont on connait les thèses radicales et les liens supposés avec les salafistes (voire avec les jihadistes ?). Rappelons que le noir est la couleur du drapeau arboré par DAECH. Est-de une coïncidence ?

Nous soumettons à nos lecteurs le texte situé à l’URL suivante (https://www.cdg61.fr/file_manager_download.php?id=1925). Ce texte est clair et protège tous ceux qui estiment que la loi de la républicaine prime sur la loi islamique et qui ne demandent qu’à vivre en paix en France.

D’autre part, il convient de préciser qu’une sortie scolaire est le prolongement de l’école, hors les murs. Elle reste une classe de l’école publique, une classe hors-les-murs (nous insistons) et, comme telle, soumis aux lois et règlements qui s’appliquent à l’école publique de la République, à savoir la laïcité et l’interdiction des signes religieux ostentatoires. Il n’est pas besoin d’une loi spéciale, il suffit d’appliquer celles qui existent.

2 – Suites de cet incident

Quelques jours après l’incident, l’accompagnatrice s’est rapprochée du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF, dissous en 2020), une association proche des Frères Musulmans. Rappelons que cette mouvance islamiste est interdite dans plusieurs pays musulmans et tolérée dans notre pays.

Si nous compatissons aux larmes de l’enfant de cette dame, bambin qui n’a pas très bien compris ce qui se passait, nous compatissons aussi au chagrin immense des enfants des victimes du tueur-égorgeur Mickaël Harpon et à celui des proches des 265 victimes des attentats islamistes en France, attentats commis au nom d’Allah (Allah akbar !).

Allah Akbar Surbaher
Quartier arabe de Sur Baher (en) au sud de Jérusalem : panneau portant l’inscription « Allahu akbar ».

3 – Distinction entre islam et islamistes

L’islam est une religion de paix et de tolérance. Elle n’a pas d’autorité centrale, à l’image des religions israélites et chrétiennes.Tel que présenté par de nombreux auteurs reconnus, l’islam est pratiqué par la majorité des musulmans qui souhaitent vivre en paix dans notre pays. Ils ont droit à tout notre respect et à pratiquer leur religion en toute liberté dans leur sphère privée. Il leur appartient de lutter contre les tenants d’une religion radicale. Celle-ci se réfère à des versets coraniques inacceptables et qui prêchent la haine et l’inégalité entre hommes et femmes. Ils contraignent des femmes à porter cette tenue noire, signe de l’islam radical à prétentions politiques. Cet islam qui n’a pas sa place dans notre France républicaine symbolisée par la « Liberté guidant le peuple » (tableau de Delacroix) brandissant un drapeau français républicain.

Tableau de Delacroix la Liberté
Tableau de Delacroix la Liberté

Nous avons le droit de ne pas vouloir. Nous en avons la phobie. Ce n’est pas de l’islamophobie mais de l’islamistophobie, de la salafistophobie, de la jihadophobie.